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Club de direction de la Fédération
nationale des Travaux publics
Situé sur la prestigieuse avenue des Champs-Elysées,
le club de direction de la FNTP (Fédération nationale des
Travaux publics) représente le raffinement absolu. Au piano, le
chef Frédéric Le Guen- Geffroy orchestré par le double
étoilé Michel Sarran. Reportage au cur d'un restaurant
très confidentiel

© CC - MAGALI BACILIERI
L'équipe du Club de direction de la Fédération nationale
des Travaux publics avec Michel Sarran.
Montez au dernier étage de l'immeuble, poussez la porte, allez
au bout du couloir et
admirez la vue ! La Tour Eiffel vous offre
ses courbes, Paris vous tend les bras
En enfilade, les salons du
restaurant de la Fédération nationale des Travaux publics
disposent chacun d'une terrasse, bien agréable pour l'apéritif.
Tout au fond, c'est le salon particulier du président de la fédération,
Patrick Bernasconi. Il y reçoit bon nombre de personnalités,
politiques notamment. Autant vous dire que la plus grande discrétion
est de rigueur pour le personnel de salle
Le club est réservé
au cabinet présidentiel et aux directions des antennes régionales,
en moyenne 30 couverts/jour. Inconditionnel du restaurant de Michel Sarran
à Toulouse, Patrick Bernasconi a fait appel il y a 2 ans à
son chef préféré pour ce nouveau " Club 90 FNTP
". Sur le même modèle que le club Airbus - dont s'occupe
aussi Michel Sarran -, le système choisi est tripartite. Michel
est conseiller culinaire de la FNTP et emploie le chef Frédéric
Le Guen-Geffroy. Quant au reste de l'équipe - personnel de cuisine
et de salle -, il appartient à la société de restauration
Arpège. Celle-ci intervient à titre de prestataire de service
et gère le personnel, les factures, la partie hygiène
.
Aucun plat ne doit revenir deux fois à la carte !
Le chef, Frédéric, a été à bonne école.
A seulement 33 ans, il totalise déjà dix ans de restaurants
double étoilés du Martinez au Crillon en passant par le
Bristol ! Sa nouvelle adrénaline, c'est le Club 90. " Ici,
chaque jour est un nouveau défi. On s'expose à chaque assiette
envoyée ! Il n'y a pas de filet " Deux formules sont proposées:
la carte ou le banquet - plats imposés - avec la possibilité
d'opter pour un menu " rapide ". Et, incroyable mais vrai, aucun
plat ne doit revenir deux fois à la carte. Et oui, en deux années
d'existence près de 12 000 recettes se sont succédées
! Aujourd'hui, le chef vous propose " Les premiers cèpes en
carpaccio sur un mesclun de salade aux noisettes fraîches "
suivi d'un " carré d'agneau rôti au cumin, courgettes
fondantes et confit d'épaule ". Les desserts et les mignardises,
on les doit à Lionel, le pâtissier. Ses ravioles liquides
à la fraise présentées comme un bonbon sont tout
simplement divines ! Mais impossible de nous procurer la recette classée
" top secrète "
Le style de cuisine ? " Je
mélange les textures et les températures ", explique
Frédéric. Avec bien sûr, toujours la petite touche
Sarran et ses fameuses associations terre-mer. Chaque semaine, Frédéric
fait une proposition de carte au chef toulousain. " Il pense aux
clients habitués : si j'ai utilisé deux fois le même
aliment dans la semaine, il modifie l'un des 2 plats ". Les produits
utilisés ? Cela va du plus simple au plus noble. " En 2007,
nous avons utilisé 10 kg de truffes du Périgord ",
confie Frédéric. Vous vous en doutez, ici le coût
denrées est à la hauteur de la prestation
" 20
€ par personne hors vin ", précise Frédéric.
Mais être situé sur la plus belle avenue du monde n'a pas
que des avantages. " C'est un vrai cassetête pour les livraisons.
Je les réceptionne à 6 heures car après il devient
impossible de se garer ", explique Frédéric. La brigade
arrive à 7 heures. Le pâtissier, un second, un chef de partie,
un commis et un plongeur épaulent le chef. Le travail se fait en
flux tendu. Chaque jour, Frédéric leur remet la liste de
mise en place abordant tous les points clés de la préparation
des plats. Sans oublier un élément essentiel, le dressage
des assiettes. Frédéric précise : " Les dressages
doivent être différents de l'entrée au dessert. J'y
suis très sensible. " Raffinement oblige !
Décontraction et professionnalisme

© CC - MAGALI BACILIERI
Si la FNTP a choisi Michel Sarran - chef propriétaire du restaurant
éponyme à Toulouse, 2macarons - comme consultant culinaire,
c'est autant pour ses talents culinaires que pour ses qualités
humaines. Ce que le chef veut faire passer à l'équipe tant
dans l'assiette que dans le service, c'est avant tout son état
d'esprit. " Je n'aime pas qu'on se prenne au sérieux. Je veux
une vraie générosité dans le travail. En salle, il
y a un équilibre à trouver entre décontraction et
professionnalisme. " Pour y parvenir, la directrice de salle du Club
90, Sandrine Desseaux, a fait un stage chez Michel où elle a pu
observer l'attitude du personnel de salle, saisir les petits trucs qui
font la différence
Bref, ces choses qui " se ressentent
plus qu'elles ne se décrivent ".
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